Une couche née du métal
Contrairement à une peinture ou un zinc déposés sur la pièce, l'anodisation fait croître l'oxyde à partir de l'aluminium lui-même, par électrolyse. La couche obtenue est dure, transparente et solidaire du métal : elle ne se décolle pas, ne cloque pas et résiste à l'abrasion. C'est ce qui réserve le procédé à l'aluminium, dont l'oxyde possède ces qualités, et qui explique la tenue de la finition dans le temps.
Trois types pour trois usages
Le type sulfurique est le plus répandu : couche jusqu'à 25 µm, facile à colorer, idéale pour la décoration et la protection courante. L'anodisation dure pousse l'épaisseur de 30 à 100 µm selon l'alliage, avec une dureté qui dépasse 350 Vickers, pour les pièces soumises à l'usure ou au frottement. L'anodisation chromique, fine de 0,5 à 2,5 µm, sert surtout en aéronautique pour une protection anticorrosion légère.