Quelle épaisseur maximale au poinçonnage ?
Les poinçonneuses industrielles les plus puissantes traitent la tôle jusqu'à environ 8 mm. Le procédé reste cependant le plus efficace sous 6 mm, sur l'acier et l'aluminium, où la force de frappe et l'usure des outils restent raisonnables. Au-delà, la découpe laser ou l'oxycoupage prennent le relais.
Comment régler le jeu poinçon-matrice ?
Le jeu se choisit selon l'épaisseur et la nuance. Une règle courante prend un jeu diamétral d'environ épaisseur/10 pour les aciers de construction, l'aluminium et le cuivre, et d'épaisseur/8 pour les inox et les aciers durs. En valeurs indicatives, on compte près de 0,3 mm jusqu'à 1,5 mm de tôle, 0,6 mm jusqu'à 3 mm, 0,8 mm au-delà.
Le poinçonnage est-il plus précis que le laser ?
Sur les trous et formes simples, oui : le poinçonnage tient une tolérance de l'ordre de ±0,1 mm contre environ ±0,2 mm pour la découpe laser, et la tranche reste exempte de calamine. Le laser garde l'avantage sur les contours complexes et les petites séries, où changer d'outillage n'a pas de sens.
Pourquoi le poinçonnage reste rapide en grande série ?
Chaque coup forme une géométrie en une fraction de seconde, et une tourelle enchaîne les outils sans temps mort. Sur de grandes quantités de pièces répétitives, cette cadence dépasse celle du laser, qui doit suivre tout le contour au faisceau. L'investissement en outillage s'amortit alors sur le volume.
Quelle est la principale limite du poinçonnage ?
L'outillage. Chaque forme demande un poinçon et une matrice, donc un coût et un délai à chaque nouvelle géométrie, et les contours fins ou très découpés restent hors de portée. Le laser, sans outil dédié, traite n'importe quel tracé directement depuis le fichier, ce qui le rend imbattable sur le sur-mesure et les petites séries.